Gérard Depardieu : « Je refuse le mot minable »

gerard depardieuLe Premier Ministre Jean-Marc Ayrault avait qualifié « d’assez minable » le récent exil fiscal de Gérard Depardieu en Belgique.

Depardieu rétorque aujourd’hui en rendant son passeport français  et son numéro de sécurité sociale dans une lettre ouverte adressée au Premier Ministre via le Journal du Dimanche.

L’acteur y précise : « Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent en fait la différence doit être sanctionnée ».

Il ajoute au sujet de ses impôts : « Je n’ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j’ai payé 145 millions d’euros d’impôts en 45 ans… ».

Depardieu termine enfin par un laconique : « Nous n’avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde ».

Cette affaire a choqué l’opinion, et sans doute servi de réveil matin au gouvernement puisque François Hollande a demandé à Bruxelles de réviser les accords fiscaux entre la France et la Belgique, pour lisser le déséquilibre actuel en faveur de cette dernière. Et que le cas Depardieu ne devienne pas une habitude.

Qu’on apprécie ou pas l’acteur et son exil, un chose est sûre, les têtes de Turc servent tout au plus à montrer du doigt là où ça fait mal, rarement à soigner le mal.

Si l’Europe veut exister avec efficacité et justice, elle doit, entre autres, s’équiper d’une fiscalité commune et arrêter de vouloir péter plus haut que son Q en donnant des petites leçons à ceux qui en ont marre d’un système bancal.

Source : JDD, AFP

 

A lire également

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.